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Nouvelle loi visant a protéger la rémunération des agriculteurs

Nouvelle loi visant a protéger la rémunération des agriculteurs

Publié le : 25/10/2021 25 octobre oct. 10 2021

La loi du 18 octobre 2021 est parue au Journal Officiel.

Elle se fixe pour but d’assurer une plus juste rémunération des agriculteurs en rééquilibrant les relations commerciales entre acteurs de la chaine alimentaire et agro-alimentaire.

Il s’agit d’une loi complétant la loi du 30 octobre 2018 dite EGALIM.

Il semble que la volonté de cette loi, d’encadrer les promotions et d’éviter la revente à perte des produits agricoles, pour lutter contre la guerre des prix dans les grandes surfaces, peine à porter ses fruits.

Les principales dispositions de la nouvelle loi, entrée en application le 20 octobre 2020, sont les suivantes :
  • Exigence de conclusion de contrats écrits et pluriannuels pour la vente de produits agricoles entre producteur et son premier acheteur ;
  • Apparition dans lesdits contrats d’une clause de révision automatique des prix, permettant aux agriculteurs de répercuter d’éventuelles hausses des coûts de production ;
  • Prohibition des clauses prévoyant une modification automatique des prix au regard des tarifs pratiqués par la concurrence ;
  • Expérimentation d’une clause dite de « tunnel de prix » comportant des bornes minimales et maximales à l’intérieur desquelles le prix peut varier ;
  • Un arsenal de sanctions en cas de manquements à ces impératifs est prévu ;
  • Impossibilité de négocier entre industriels et distributeurs la part de prix correspondant au coût des matières premières agricoles s’appliquant à tous les produits alimentaires, peu important la part de produits agricoles contenus dans le produit fini.
  • Instauration d’un principe de rémunération dit « ligne à ligne » pour mettre fin aux négociations des centrales d’achat débutant non pas au tarif du fournisseur mais en considération d’une baisse de prix obtenue par de prétendues contreparties, comme par exemple le placement en tête de gondole ;
  • Fixation dans les contrats entre producteurs et distributeurs d’une clause de révision automatique de prix, en fonction de l’évolution de coûts énergétique, de transports, d’emballage ;
  • Les pénalités logistiques infligées aux distributeurs sont encadrées, le prix des produits vendus sous marques de distributeurs doivent comprendre une clause de révision automatique des prix, en fonction de la variation du coût des matières premières supportées par le fabricant.
Pour éviter le développement de différends, un comité de règlement est mis en place.

Il renforce les pouvoirs du médiateur instaurés par la loi EGALIM.

Ce comité de règlement des différends commerciaux agricoles a la capacité, en cas d’échec de la médiation, de prononcer des injonctions et des astreintes.

Il s’agit donc d’un organisme hybride, doté semble-t-il d’un début de pouvoir juridictionnel.

Pour le consommateur, l’élément le plus visible de ces nouvelles dispositions législatives sera l’affichage expérimenté durant cinq ans de l’impact des prix des produits agricoles élémentaires sur la rémunération des agriculteurs.

On parle ici de rémunérascore.

Le consommateur doit savoir ce que touche réellement sur le prix du produit l’agriculteur.

De même, l’obligation d’étiquetage de l’origine des denrées alimentaires est renforcée et notamment en ce qu’il est obligatoire d’indiquer le pays d’origine.

Michel DESILETS
Avocat au Barreau de Villefranche / Saône

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